• BAPTEME GOURMAND

    Pour le baptême de ses jumelles, une cliente souhaitait laisser un souvenir savoureux de cette fête.

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    J'ai pris beaucoup de plaisir à leur concocter une gourmandise personnalisée ( recette et étiquette avec le dessin fourni par la maman).

     

    Belle fête, Céleste et Colombe !

     

     

    Si vous aussi, vous avez des envies originales et personnalisables pour vos évènement familiaux, contactez-moi : gourmandisecompagnie@free.fr

     

     

     

  • UN PETIT CALIN ?

    Ne vous fiez pas aux apparences.

    Derrière ce mot tout doux se cache une gourmandise addictive : la confiture d' "Abricot Calisson".

    Le calisson est une friandise à base de pâte d'amande, pâte issue d'un broyage fin d'amandes et de fruits confits (melon, pêche ou abricot), posée sur une feuille d'hostie à la farine de riz, recouverte de glace royale et découpée en losange.  Il existerait plusieurs origines du calisson : une française et une italienne.

     
    La légende raconte que c’est en 1454, dans la ville d’Aix-en-Provence au cours du repas célébrant la noce du Roi René avec Jeanne de Laval, que le confiseur de la cour inventa le subtil biscuit. Cette dernière connue pour sa bougonnerie quotidienne et son austérité aurait trouvé le sourire en goûtant une bouchée de ces calissons élaborés par le pâtissier du roi et désignée par la cour "di calin soun " (ce sont des câlins).

     

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    Mais il existe diverses explications du mot calisson. Depuis le XVIIème siècle, chaque 1er septembre était commémoré à Aix en l'Église de Notre-Dame-de-la-Seds, patronne de la ville, la fin de la peste de 1630. A cette occasion, les prêtres distribuaient aux fidèles des calissons, sortes de pains bénis, après avoir chanté "venite ad calicem". Ce que les Provençaux traduisirent par "Venes toui i calissoùn": "Venez tous aux calissons". Les calissons tiendraient donc leur nom du récipient en forme de calice, dans lequel ils étaient présentés aux fidèles.

    L'étymologie du mot gourmand

    Selon Frédéric Mistral, le terme viendrait de l'occitan "canissoun", "canissou" ou "calissoun", claie ronde sur laquelle les pâtissiers portaient diverses pâtisseries, dont une sorte de biscuit en pâte d'amande ; ce qui aurait donné les "canissoun d'Ais" ou "calissoun d'Aix", ou calisson d'Aix.

    On retrouve des confiseries similaires (pâte d' amande enrobée de sucre) tout autour de la Méditerranée : "calicione", "calzone" en italien, "calsounia" en orient "Kalitsounia" en grec où le terme "kalyx" est attaché à la notion d'enveloppe.

    L'histoire d'une confiserie

    Il faut attendre le développement de la culture de l'amande en Provence au XVIème siècle, notamment sur le plateau de Valensole, pour assister au développement du négoce et de la transformation des amandes à Aix-en-Provence. La présence du calisson est attestée à Aix au début du XVIIème siècle, Olivier de Serres l'évoque dans son Théâtre d'agriculture et message des champs, Mme de Sévigné rapporte dans ses lettres en avoir reçu de Mme de Grignan, sa fille. C'est au XIXème siècle que se créent les premières usines de calisson. 

    La recette du calisson

    1/2 kg d'amandes émondées

    1/2 kg de sucre en poudre

    250 g de fruits confits (40% de melon, pêche ou abricot + 10% orange, citron ou mandarine)

    Une feuille de pain azyme ou hostie

    2 blancs d'œuf

    200 g de sucre glace

     

     

    Mélanger en les pilant au mortier 1/2 kg d'amandes émondées et un 1/2 kg de sucre en poudre. Ajouter 250 g de fruits confits (40% de melon, pêche ou abricot + 10% orange, citron ou mandarine) au préalable hachés très fin. Ajouter une cuillère à soupe du sirop du fruit choisi.

    Les mains légèrement huilées, malaxer la pâte. Puis la mettre au feu dans une casserole légèrement huilée, la travailler avec une spatule en bois, afin de la dessécher sans toute fois la caraméliser.

    Sur une feuille de pain azyme ou hostie, étaler la pâte en un doigt d'épaisseur.

    Procéder ensuite au glaçage. Battre en neige deux blancs d'œufs auxquels on ajoute 200 g de sucre glace. Étaler ce mélange sur la pâte. Mettre au four très chaud quelques minutes.

    Laisser refroidir, puis découper la pâte en petits losanges en prenant soin de couper le papier qui doit adhérer à chaque calisson.

     

     

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